TOURISME AU BURKINA FASO
Le constat aujourd'hui est que le secteur touristique et hôtellerie connaît une évolution qualitative au regard du flux touristique qui va en crescendo. Il n'a pas longtemps de cela, Ouagadougou, la capitale du Burkina, connaissait des problèmes d'hôtels de grand standing mis à part l'hôtel Indépendance et l'hôtel Silmandé. Dans les autres villes, il posait tout simplement la grande question de "où se loger" ?
Heureusement la situation a nettement changé grâce au grand coup de fouet qu'a reçu le secteur de l'hôtelier.
La capitale d'accueil du Burkina trotte aujourd'hui à plus de 185 établissements hôteliers qui totalisent plus de 3886 chambres. Le nombre total de lits pour cet ensemble est de 4949. En ce qui concerne les sites touristiques, on en dénombre plus de 320 et des projets d'aménagements ont été entrepris sur les sites pour rendre plus attractifs. C'est le cas de la Guingette à Bobo, des aires de camping de Djomga (Dori) et de la mare d'Oursi dans le Sahel burkinabè.
La relance du secteur tourisme et hôtellerie porte en elle une grande volonté politique à base de stratégies, d'actions de développement et de promotion pour en faire l'industrie du 21è siècle. C'est une lapalissade que de souligner que le secteur du tourisme et de l'hôtellerie contribue notablement à l'économie nationale par la création d'emplois directs et indirects, et les entrées de devises. On comprend donc l'éveil dans ce secteur pour lui donner une âme en adéquation avec les impératifs du 3è millénaire.
Le Burkina Faso offre à ses visiteurs une belle brochette d'attraits touristiques. Pour mieux se positionner avec ses atouts touristiques, le pays est divisé en quatre zones principales : la zone de l'Est, la zone du Centre, la zone du Nord et celle de l'Ouest.
L'Est est la zone de prédilection du tourisme cynégétique, le Safari vision, le Safari-photo, la villégiature etc. La zone de l'Est est aussi celle des aires de conservation de la faune. On y trouve le parc national "W", les réserves de faune de Sindou, d'Arly, de Pama. Dans cette zone, le relief est pittoresque, la flore très dense et riche tout comme la faune. Ainsi, on y trouve des antilopes géantes, des lions, des éléphants, des cobas, des hyènes, des variétés de singes, des phacochères.
Il faut ajouter à tout cela la cerise que constitue le barrage de la Kompienga sur le gâteau de la richesse de la faune et de la flore. Cela offre une autre opportunité dans la partie chasse avec les canards armés, les pintades, les pigeons, les bécassins, les francolins. Au contraire de l'expression à l'Est rien de nouveau, on peut affirmer qu'à l'Est-Burkina il y a toujours du nouveau.
La zone du centre a pour chef-lieu Ouagadougou et se prête aisément au tourisme d'affaires. La capitale du pays des hommes intègres abrite pratiquement tous les jours une grande rencontre régionale ou sous-régionale, séminaires, colloques ou ateliers. Elle s'est taillée le surnom de "capitale des grandes rencontres " par l'hospitalité de ses habitants, la chaleur d'accueil qu'ils dégagent, la disponibilité à toujours rendre service, la sécurité qui règne. En plus du tourisme d'affaires, le centre offre aussi dans sa partie sud, une faune abondante avec le ranch de Nazinga, le parc Tambi Kaboré. Mais aussi la possibilité de découvrir l'architecture traditionnelle du groupe ethnique Gourounsi, surtout la dextérité artistique des femmes à décorer les habitations.
La zone de l'Ouest est surtout celle du tourisme culturel, la véllégiature-tradition. On y découvre les sites merveilleux du pays dans le sens des chutes et cascades, les plans d ‘eau. Cette zone se signale aussi par sa richesse en histoire et traditions ancestrales.
De la zone du Nord, on retiendra qu'elle est aussi celle de la découverte des populations nomades avec leur culture et leur mode de vie. Le Sahel burkinabè offre l'aventure et la découverte de la mosaïque de culture des populations nomades. Le visiteur peut voir à loisir l'immensité du sable du désert et aussi les sites historiques et archéologiques. Les hommes bleus du désert ou Touaregs, les Peulhs, les Bella et les Sounghaïs, ces populations du Nord du Burkina, les belles dunes de sable méritent bien de faire le détour.
La saison touristique au Burkina se situe durant les mois de juillet et août. Mais de plus en plus l'on glisse vers novembre à février pour la clémence climatique de ces mois et aussi en raison de l'ouverture de la chasse du 1er décembre au 31 mai.
Concernant le tourisme cynégétique, une des particularités Burkinabé réside dans les concessions de zones de chasse aménagées par des privés. On dénombre une douzaine de concessions de zones de chasse. Il y a Pagoutandougou/Arly Safari à l'Est du pays où la forme d'exploitation est la grande et la petite chasse et aussi la vision. A Pama Sud, le Faso Safari offre la grande chasse, la petite, la vision et la pêche. Le Neerwaya Safari de l'Ougarou dans la même situation offre les mêmes services. Ainsi que Burkina safari à Koukonbri. A la Sissili dans le Centre, le "Safari de la Sissili" permet de chasser et de voir la beauté du paysage. Le Ranch de Singou , à Pama dans le Gourma, le campement de la Mou à Bobo-Dioulasso dans l'Ouest du Burkina, Kondio à la Tapoa, Gnissan Safari dans l'Ouest à Boromo, Sa-Souran au Sud-Ouest, Tapoa Djerma safari constituent des zones de chasse tenues par des concessionnaires avisés.
Le Burkina Faso abrite l'une des faunes les plus abondantes et les plus variées dans la sous-région Ouest africaine. L'objectif du département en charge du tourisme et de l'hôtellerie au Burkina Faso est d'en faire l'industrie du 21è siècle.
