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Vienne : Un « au-revoir fraternel » à Madame ZERBO appelée à faire valoir son droit à la retraite

jeudi 2 mars 2017

Après de bons loyaux services dans l’administration publique et particulièrement ces trois dernières années à l’Ambassade, Représentation permanente du Burkina Faso en Autriche, Madame ZERBO née ZERBO Aïssata, a été appelée à faire valoir son droit à la retraite.
Avant son départ de Vienne pour le « Bayiiri », l’Ambassadeur Dieudonné KERE et son équipe ont tenu à rendre hommage à cette collaboratrice qui a assuré avec brio la fonction de Conseiller économique. Une cérémonie d’au- revoir fraternel qui s’est déroulée, le jeudi 2 mars 2017, en fin de journée à l’Ambassade sise à Strohgasse 14 C, 1030 Vienne.

L’administration publique burkinabè dispose que les cadres moyens et supérieurs sont admis à la retraite respectivement à 58 et 60 ans. Mais lorsque vous voyez Madame ZERBO, elle ne paraît pas son âge ; d’ailleurs, l’humoriste et comédien français André Isaac dit Pierre DAC n’a-t-il pas raison de soutenir qu’on ne dit pas d’une femme qu’elle est sans âge quand elle a passé celui d’en avoir un ? Enfin, comme l’on se trouve dans une enceinte diplomatique, il est bon de savoir qu’un diplomate est un homme qui n’oublie jamais l’anniversaire de sa femme, mais qui oublie l’âge de celle-ci.

Et pourtant, ça fait bien des années que cette « Samogo » bon teint s’est évertuée à servir avec abnégation l’administration burkinabè. Avec la vigueur qui se lit encore sur son visage, c’est assurément une autre page qui s’ouvre dans sa vie.
Comment en effet, ne pas partager l’affirmation du romancier Jean Bernard Pouy selon laquelle la retraite est tout simplement l’arrêt tant attendu d’un esclavage relatif et moderne. Ce n’est pas l’arrêt du plaisir ni celui de la vie.

C’est tout le mal que Son Excellence Monsieur Dieudonné KERE a souhaité à Madame ZERBO. Mais avant, il a tenu à saluer ses qualités exceptionnelles et sa contribution inestimable à l’accomplissement de la mission dévolue à la Représentation diplomatique du Burkina Faso à Vienne. L’Ambassadeur n’a pas manqué de remercier le Tout-Puissant et d’implorer sa grâce pour le couple ZERBO à qui il a réitéré ses bons vœux pour la nouvelle vie qui s’ouvre à lui.

Madame Aïssata ZERBO, très émue, s’est félicitée de cette délicatesse du Premier responsable de l’Ambassade et de ses collaborateurs, et leur a exprimé toute sa reconnaissance.

Des moments fraternels qui rappellent l’un des poèmes les plus connus de Edmond Haraucourt (Le Rondel de l’adieu) et mis en musique par Francesco Paolo Tosti. La première strophe indique en effet que : «  Partir, c’est mourir un peu ; C’est mourir à ce qu’on aime ; On laisse un peu de soi-même ; En toute heure et dans tout lieu  ».

Et pourtant, il faut bien partir mais surtout avec le sentiment du travail bien accompli et d’un repos bien mérité, si ce n’est un changement de cap qui mérite des actions de grâce au Créateur. Car en définitive, la retraite se révèle être un bonheur que tous désirent mais que peu obtiennent.

Ce n’est donc qu’un au revoir avec le souhait que l’on se revoie au pays lorsque l’heure aura sonné pour les uns d’exercer d’autres fonctions et pour les autres de faire également valoir leur droit à la retraite.
Au-revoir donc et bon vent à Madame ZERBO !

Simon YAMEOGO

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