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ADRESSE A LA NATION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR MICHEL KAFANDO, PRÉSIDENT DE LA TRANSITION, PRÉSIDENT DU FASO (Ouagadougou, le 10 juillet 2015)

lundi 13 juillet 2015

Mes chers Compatriotes,

Dans le tumulte des événements que nous vivons depuis le 28 juin dernier, j’ai préféré emprunter la voie de la sagesse, la sagesse qui, en des moments de graves dangers comme ceux que nous vivons, est la meilleure conseillère.
Soucieux de parvenir à un compromis dynamique dans mes multiples concertations, j’ai écouté tout le monde, je n’ai négligé personne.
Tour à tour, j’ai rencontré les représentants des autorités coutumières et religieuses, des partis politiques, des organisations de la société civile, des Forces armées nationales, ainsi que des personnes ressources.
Tous ont reconnu le péril que courait le pays, si rien n’était fait dans les meilleurs délais, pour calmer la tension.
Hélas ! Je suis au regret de le reconnaître, tous ces contacts ne m’ont pas donné la certitude que les différents protagonistes étaient prêts à accepter ce compromis dynamique qui puisse amener à l’apaisement social.
Décidé à épuiser toutes les voies de recours, j’ai alors mis en place un Cadre de Concertation de Sages, à l’instar de l’ancien Collège des Sages, composé de personnes ressources de grande moralité dont le dénominateur commun est la sagesse, la probité, l’amour de la patrie.
Le Cadre de Concertation a commencé à travailler hier. Il continue aujourd’hui de le faire et j’attends les conclusions de ses travaux, dès le début de la semaine prochaine, grâce auxquelles je pourrai prendre utilement les décisions qui conviennent.
D’ores et déjà, je salue les fructueux échanges que nous avons eus hier avec les Sages, ainsi que les actions envisagées pour poursuivre les concertations, afin de résoudre, par un dialogue franc et sincère, les difficultés qui se posent à la bonne marche de la Transition.
Une chose est claire. Etant le garant de l’unité nationale, j’aurai tout fait pour que la paix soit préservée dans notre pays.
J’appelle toutes les personnes responsables et de bonne volonté à en faire autant.
J’en appelle au sens des responsabilités de tous, afin que dans un sursaut patriotique, nous taisions nos rancœurs, nos intérêts égoïstes ; que nous transcendions nos divisions et nos incompréhensions, pour ne voir que l’intérêt général ; l’intérêt général aujourd’hui, c’est sauver le Burkina du désordre et du chaos.
Si malgré cet appel pressant, il se trouvait des aventuriers, mus par les forces du mal, pour créer des troubles et le chaos, ils en répondront devant l’histoire et évidemment, devant les juridictions internationales.
J’ai le devoir et la ferme intention de conduire la Transition jusqu’à son terme.
J’entends le faire dans la tranquillité et dans la sérénité, et je compte sur chacun de vous.

Vive le Burkina Faso,
Et que Dieu bénisse et protège à tout jamais notre chère patrie.

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