Dialogue politique Burkina Faso-Union Européenne : Pour un partenariat dynamique
Le deuxième dialogue politique entre le Burkina Faso et l’Union Européenne, s’est tenu le mardi 09 mars 2010 au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale. La rencontre a été co-présidée par le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale et l’Ambassadeur, Chef de la Délégation de l’Union Européenne, SEM Amos Tincani.
La première session du dialogue politique Burkina Faso-Union Européenne s’était tenue le 25 juin 2009. Le dialogue politique entre l’Union Européenne et les Etats membres du groupe Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP), s’inscrit dans les dispositions de l’article 8 de l’Accord de Cotonou du 23 juin 2000. Chaque Etat ACP partie à la Convention, est invité à mener de manière régulière, un dialogue politique global, équilibré et approfondi avec les structures locales du l’Union Européenne.
Le but de ce type de dialogue est de favoriser les échanges d’informations, d’encourager la compréhension mutuelle et de faciliter une synergie dans les actions de mise en œuvre des dispositions pertinentes de l’Accord de Cotonou. « Nous souhaitons que ce dialogue… nous donne l’occasion de jeter les bases d’un partenariat dynamique, fondé sur les valeurs de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la solidarité et du progrès partagé », a indiqué le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, SEM Bédouma Alain Yoda.
La deuxième session du dialogue politique Burkina Faso-Union Européenne, a porté essentiellement sur deux grands points à savoir le développement institutionnel de l’Union Européenne depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne le 1er décembre 2009, puis la vie institutionnelle au Burkina Faso notamment la suite réservée aux recommandations du rapport du MAEP, ainsi que les réformes politiques (code électoral, constitution). Les deux parties ont également échangé sur d’autres questions d’intérêt commun.
Notons que ce deuxième dialogue intervient dans un contexte international marqué entre autres par les effets de la crise financière et économique internationale et ceux des changements climatiques, ainsi que la multiplication des actions terroristes. Concernant particulièrement la sous-région ouest africaine, l’on assiste à une recrudescence de l’insécurité marquée par des prises d’otages, le trafic de drogue et d’armes. En outre, les prises de pouvoir par des voies non démocratiques semblent se multiplier, engendrant des troubles sociaux dont les conséquences sur les pays concernés et l’ensemble des Etats environnants sont néfastes. Dans un tel environnement, le Burkina Faso s’est investi dans la recherche de solutions pacifiques notamment en Côte d’Ivoire, en Guinée et au Togo.