L’Administrateur du PNUD chez le Ministre d’Etat

 

L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Mme Helen Clark a séjourné au Burkina Faso du 04 au 07 mai 2010. Elle a été reçue en audience par le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, SEM Alain Bédouma Yoda, le mercredi 05 mai 2010.

 

Les échanges entre les deux personnalités ont porté essentiellement, sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement  (OMD), le Fonds Mondial pour la lutte contre le SIDA et le Paludisme et le phénomène des changements climatiques.

 

Le rapport à mi-parcours sur les OMD indique que le Burkina Faso a fait des efforts pour leur atteinte. Des réalisations notables ont été observées dans le domaine de la lutte contre le SIDA, l’accès à l’eau potable et la scolarisation. Le domaine de l’assainissement demeure une préoccupation qui dépasse le cadre strictement national. Le problème se pose au niveau mondial. Pour cela, l’Administrateur du PNUD pense qu’il faut attirer le maximum d’attention sur la problématique de l’assainissement. Le PNUD  entend renforcer son appui au gouvernement du Burkina Faso, dans les domaines de l’assainissement et de la santé maternelle et infantile.

 

En ce qui concerne le Fonds Mondial pour la lutte contre le SIDA et le Paludisme, il faut noter que ses financements pourraient être réduits, voire arrêtés pour les pays dont le taux de prévalence (VIH /SIDA) est inférieur à 2%. Le Burkina Faso en fait partie. Cette décision aurait à coup sûr un impact négatif dans la lutte contre le VIH/SIDA, notamment dans son volet prise en charge des personnes sous traitement anti rétro viraux (ARV). La raison invoquée est la crise financière mondiale qui selon l’Administrateur du PNUD, a entraîné une réduction considérable des financements alloués au Fonds Mondial. Sur cette question, le Ministre d’Etat a exprimé son étonnement et a soutenu que le Burkina Faso ne doit pas être victime de son succès. Pour SEM Alain Bédouma Yoda, il ne faut pas « baisser la garde dans la lutte contre le SIDA » et les résultats positifs engrangés par le Burkina Faso méritent d’être soutenus par les partenaires techniques et financiers.

 

Le dernier point, objet des échanges, concerne les changements climatiques. Mme Helen Clark, on le sait, s’est beaucoup investie dans le traitement de cette question lorsqu’elle était Premier ministre de son pays, la Nouvelle-Zélande. Elle a indiqué que l’institution qu’elle dirige va appuyer le Burkina Faso qui est déjà affecté par les changements climatiques dont les manifestations sont entre autres, les inondations et la sécheresse.

 

L’administrateur du PNUD, avant de quitter son hôte, a remercié le Gouvernement du Burkina Faso pour avoir donner son accord pour la nomination du nouveau Représentant du PNUD au Burkina Faso.

Au cours de son séjour au Burkina Faso, Mme Helen Clark a pu visiter une réalisation financée par son agence, la plateforme multifonctionnelle de Kinfangué dans la province du Bazèga. Elle a par ailleurs eu des rencontres d’échanges avec d’autres membres du Gouvernement et des femmes leaders du pays.