La libre circulation dans l’espace CEDEAO
Le Comité National de suivi de la libre circulation des personnes et des biens, du droit de résidence et d'établissement dans l'espace CEDEAO, a tenu, le jeudi 28 juillet 2011 à Ouagadougou, sa première session ordinaire. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par Monsieur Vincent Zakané, Ministre Délégué chargé de la Coopération Régionale, en présence du Pr Albert Ouédraogo, Ministre des Enseignements Secondaire et Supérieur.
Créé par Arrêté N° 2010-005/PM/CAB du 18 février 2010, et installé le jeudi 22 avril 2010, le Comité National de suivi de la libre circulation des personnes et des biens, du droit de résidence et d'établissement dans l'espace CEDEAO a pour mission de promouvoir les échanges commerciaux et les investissements dans la sous région. En se réunissant ce jeudi 28 juillet 2011, l’objectif poursuivi est de rendre effectif le principe de la libre circulation dans l'espace CEDEAO.
A l'ouverture des travaux, le Ministre Vincent Zakané, a invité les membres du Comité à élaborer un programme d'activités et un plan d'action dont la mise en œuvre contribuera à lever les entraves à la libre circulation des personnes et des biens en Afrique de l’Ouest. Pour lui, la libre circulation des personnes et des biens constitue la pierre angulaire de l'intégration sous-régionale.
Certes, dans l'espace CEDEAO, les avancées sont perceptibles. La suppression du visa entre les Etats- membres, l'institution d'un carnet de voyage et du passeport CEDEAO ainsi que la réduction du nombre de postes de contrôle sur les corridors en sont des exemples. Mais les tracasseries routières et la méconnaissance des instruments juridiques communautaires continuent de plomber l'intégration sous-régionale ; a fait remarquer le ministre Zakané.
Pour le Ministre Albert Ouédraogo, « pays enclavé, le Burkina Faso n'a pas d'autre choix que d'être la locomotive de la libre circulation des personnes et des biens ». Chaque pays doit briser les frontières afin de bâtir au-delà de "la citoyenneté nationale, une citoyenneté sous-régionale".
Cette réunion, devra permettre de définir clairement la stratégie nationale en matière de libre circulation des personnes et des biens, du droit de résidence et d'établissement.
