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L’Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas reçu par le Ministre Bassolé

L’Ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Burkina Faso, S.E.M. Ernst Albert Noorman a été reçu en audience le jeudi 18 août 2011 par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, SEM Djibrill Bassolé. Au menu des échanges la nouvelle politique des autorités néerlandaises qui ont décidé de réduire à quinze (15), le nombre de pays bénéficiant de l’Aide au Développement octroyée par les Pays-Bas. 

 

Le diplomate néerlandais est venu informer  le Chef de la diplomatie burkinabè de la nouvelle politique de coopération de son pays. Il ressort de ses informations que suite à la volonté exprimée du gouvernement néerlandais de faire des restrictions rigoureuses  sur son budget de développement, le parlement après 8 mois de débat, a approuvé le texte proposant la  réduction du nombre de pays bénéficiant de l’aide au développement de trente trois (33) à quinze (15). Le Burkina Faso fait partie des 18 pays qui ne figurent plus sur la liste des pays prioritaires pour l’aide au développement des Pays-Bas. Mais, l’Ambassadeur Noorman a annoncé que son pays a néanmoins élaboré un plan de « sortie responsable » et maintiendra au même niveau l’appui budgétaire jusqu’en 2013. Cet appui budgétaire concerne les secteurs de  l’éducation, de la santé et de la bonne gouvernance. Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’après cette période d’accompagnement, le Royaume des Pays-Bas continue d’intervenir dans notre pays à travers des institutions comme l’UNICEF. Ernst Albert Noorman a également rassuré que les ONG hollandaises, telles que l’Organisation néerlandaise de développement (SNV), resteront actives sur le territoire burkinabè et que l’aide apportée dans le cadre de la coopération multilatérale se poursuivra, ainsi que la coopération militaire à travers l’opération « Flintlock ». Les deux pays poursuivront également leur coopération au  sein de l’ONU, où les Pays-Bas disent déjà apporter leur soutien au projet de résolution sur la lutte contre l’excision initié par le Burkina Faso et qui sera introduit à la prochaine session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.  

 

Le Ministre Djibrill Bassolé, en réponse, a dit que le Burkina Faso comprend cette décision des Pays-Bas qui ont leurs contraintes et leurs critères. Mieux, il estime que  cette situation permettra au Burkina de travailler davantage pour améliorer le taux de recouvrement des recettes en vue d’accroitre ses ressources. Il a ajouté que le retrait des Pays-Bas du Burkina après 40 ans de coopération ne ternira pas les liens qui unissent les deux pays.  Le Ministre et son hôte ont ensuite échangé sur des questions d’actualité liées à la paix et à la sécurité internationales.