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Cinquième dialogue politique Burkina Faso-Union Européenne : l’UE soutient le Burkina Faso dans ses efforts de sortie de crise

Le 5 juillet 2011 s’est tenue au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, la cinquième session du dialogue politique entre le Burkina Faso et l’Union Européenne. La délégation du Burkina Faso était conduite par le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, SEM Yipènè Djibrill Bassolé, en présence d’autres membres du gouvernement et celle de l’Union Européenne par M. Théo Hoorntje, Chargé d’Affaires a.i. de la Délégation de l’Union Européenne au Burkina Faso.

 

Au cours de la rencontre, les deux parties ont échangé des vues sur divers thèmes d’intérêt commun dans une atmosphère de franche collaboration, empreinte d’amitié et de respect mutuel. Les deux délégations ont, en particulier, échangé sur la situation de crise que connaît le Burkina Faso depuis le mois de février 2011 et notamment sur ses causes et les réformes envisagées par le Gouvernement et les autres acteurs  de la vie  politique nationale pour y trouver des solutions adéquates. Les représentants de l’Union Européenne ont réitéré leur volonté de soutenir le Gouvernement et les acteurs de la société civile dans leurs efforts visant à trouver des solutions idoines à cette crise. Ils ont salué le dialogue instauré par le Gouvernement pour la résoudre.

La délégation de l’Union Européenne a souhaité que les différentes réformes annoncées soient effectivement mises en œuvre et conduites de façon à répondre aux préoccupations profondes exprimées par les différents groupes sociaux. Les deux délégations ont reconnu que ces réformes devraient viser, notamment, l’efficacité et l’indépendance de la justice, l’amélioration de la sécurité, le renforcement de la lutte contre l’impunité et la corruption, y compris les suites concrètes à donner aux recommandations des organes de contrôle (Cour des Comptes, Autorité Supérieure du Contrôle d’Etat). A cet effet, la délégation gouvernementale a reconnu la nécessité de poursuivre les réformes et de mettre en place, dans les meilleurs délais, un programme de soutien au secteur de la justice.

Elle a également reconnu la nécessité d’engager des réformes dans le secteur de la défense et de la sécurité, notamment à travers l’amélioration de la formation et de l’organisation des Forces de Défense et de Sécurité. L’Union Européenne s’est engagée à soutenir ces programmes en mettant à disposition les 8 millions d’Euros réservés dans le programme indicatif national du Fond Européen de Développement. Ces fonds pourraient être mobilisés dès 2012.

Dans la perspective du renforcement de la coopération conjointe au développement durable du Burkina Faso, et notamment celui des appuis budgétaires substantiels, les deux parties ont souligné la nécessité d’inscrire les appuis apportés, dans les priorités de la Stratégie de Croissance Accélérée pour le Développement Durable (SCADD). Elles ont aussi insisté sur le besoin d’une transparence et d’une cohérence accrues de toutes mesures ayant des incidences budgétaires.

Abordant la question des élections de 2012, la délégation gouvernementale et la délégation de l’Union Européenne ont reconnu l’importance d’une bonne préparation de celles-ci. Elles ont particulièrement souligné l’importance de la mise en place effective et rapide de la nouvelle Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la fiabilité des procédures administratives, du fichier électoral et des cartes d’électeur, y compris la mise à disposition des nouvelles cartes nationales d’identité pour tous les citoyens. Le Gouvernement invitera l’Union Européenne à envoyer une mission d’observation pour les élections législatives de 2012.

La communication que la partie européenne devait faire sur la situation économique et financière dans l’Union suite à la crise financière internationale, et notamment la crise actuelle des dettes souveraines dans certains Etats membres de l’Union Européenne, a été reprogrammée pour la prochaine session.

 

Le Ministre des Affaires Etrangères avait à ses côtés le Ministre d’Etat en charge des Relations avec le Parlement et des réformes Politiques, les Ministres en charge de l’économie et des finances, de l’administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité, de la Justice et des Droits Humains, de la jeunesse et de l’emploi, de la Fonction publique, du Travail et de la Sécurité sociale, le Ministre Délégué chargé de la Coopération régionale, et le Président de l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat (ASCE) ainsi que l’Ambassadeur du Burkina Faso auprès de l’Union Européenne à Bruxelles.

Monsieur Théo Hoorntje, Chargé d’Affaires a.i. de la Délégation de l’Union Européenne était accompagné du Chef de la Division Afrique de l’Ouest au service Européen pour l’Action Extérieure, Monsieur Filiberto Ceriani  Sebregondi, (venu de Bruxelles), et des Ambassadeurs et Chefs de mission/bureaux de coopération des Etats membres de l’Union Européenne au Burkina Faso.